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Imprimerie

L'industrie de l'imprimerie au sens large regroupe une série d'acteurs en amont et en aval du process d'impression à proprement parler. Chacun de ces acteurs influe par ses choix non seulement sur l'impact environnemental que constituera le produit fini mais également sur l'impact général du secteur. Chaque acteur, chaque choix technique, chaque action prise engendre l'utilisation de ressources et génère des facteurs d'émissions et ce à plusieurs étapes du cycle de vie .

L’étude VITO  est une des toute dernières Analyse Cycle de Vie réalisée sur la production d’un imprimé. Ses résultats permettent de mettre en évidence les points-clé à travailler en matière d’éco-conception dans ce secteur.

La production de papier représente la principale contribution à presque toutes les catégories d'impact (de 40 à 80%). La fabrication à partir de fibres de bois constitue en effet un procédé à l’impact majeur sur l’environnement, par la déforestation massive qu’il implique (disparition de très nombreuses espèces végétales et animales et émissions de gaz à effet de serre occasionnées lors du déboisement) et par la grande consommation d’énergie, d’eau et de produits chimiques utilisés lors de la transformation (déchiquetage, lessivage, blanchiment). L’étape suivante, qui vise à transformer la pâte en papier proprement dit, nécessite encore énergie et manipulation de produits.
En Europe la moyenne de consommation de papier est éloquente ; 76,5 kg par an par personne. La majorité concerne la publicité et les brochures, suivi par la presse d'information (dynamisée par les journaux gratuits) et enfin les livres. La demande de papier dans le monde s’accroît de 4 % chaque année et atteint actuellement 330 millions de tonnes par an.

La production d'encre provoque un impact significatif à l'écotoxicité terrestre et dans une moindre mesure à l'occupation des terres agricoles. De nombreuses encres utilisées dans l'imprimerie sont à base de solvants. L'évaporation de ces derniers aide à faire sécher l'encre mais génères une quantité importantes de compposés Organiques Volatils (COV). Ces gaz, incolores et inodores, qu’ils soient en suspension dans l’atmosphère ou emprisonnés dans les substrats terre et eau, sont extrêmement dommageables pour l’environnement (effet de serre, pollution du sol, …) et la santé (asthme, leucémies, cancers, …). La quantité de solvants provenant de l'encre qui sèche varie d'environ 5 % pour un procédé lithographique sans sécheur à 100 % pour une flexographie sur du plastique ou pour une lithographie avec sécheur. Consécutivement à cet aspect, les produits chimiques servant au nettoyage contiennent également de grandes quantités de solvants.

La contribution du processus d'impression est plus importante pour l'eutrophisation de l'eau douce et l'écotoxicité de l'eau douce par rapport aux autres catégories d'impacts. Les phases liées au transport contribuent de manière significative à la formation de photochimique oxydant, de matières particulaires, l'acidification des terres et l'occupation de l'espace urbain. Pour la plupart des catégories d'impact, la contribution du prépresse et de la production de produits chimiques est négligeable.

 

L'éco-conception pour l'impression sur bâches et stickers.

 

UCM imprimerie-eco-conception from 4ECO on Vimeo.