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Textile

La culture des fibres, l'ennoblissement pour produire l'étoffe, la confection, la distribution, les transports, l'entretien et la fin de vie du textile soulèvent des enjeux environnementaux, sociaux et sanitaires considérables!

D'après le WWF, la mondialisation de notre économie a entrainé une délocalisation et une concentration massive des industries textiles dans certaines régions du monde. dans les zones concernées on assiste à une uniformisation des savoir-faire et des pratiques, accentuant les défis sociaux-environnementaux de la filière. Selon l'OMC, en 2008, le textile chinois assurait 30% des exportations mondiales. Les échanges commerciaux mondiaux représentaient quand à eux 250MD$ dans le textile et 362MD$ dans l'habillement, soit près de 4% des exportations mondiales de marchandises. C'est dire combien le commerce du textile aujourd'hui ne s'accorde pas du tout avec la volonté de la Région de circulariser son économie et de favoriser l'emploi local.

Les defis environnementaux du secteur textile sont en effet nombreux :

  • 25% des substances chimiques produites dans le monde sont utilisées par la filière textile.
  • Au niveau mondial, la production de fibres textiles atteint environ 74 millions de tonnes avec 2/3 de fibres chimiques.
  • En moyenne, 200 000 litres d'eau sont nécessaires à la fabrication d'une tonne d'articles textiles. 70% des rivières, lacs et réservoirs d'eau chinois sont d'ailleurs contaminés par des polluants de tout types dont au moins 20% sont causés par l'industrie.
  • Une part encore très faible du textile pour l'habillement est réutilisée ou recyclée.
  • ...

Le Guide du WWF sur l'éco-conception textile détaille ces informations et est disponible gratuitement en ligne ICI.


L'intégration de l'éco-conception par chacun des acteurs de la filières, du producteur de coton au recycleur en passant par le designeur et le consommateur, contribue à la revalorisation du savoir faire européen et au respect de notre environnement.

Des solutions sont proposées ci-dessous, les conseillers sont à votre disposition pour approfondir ces pistes (contact).
 

MATIERES PREMIERES


Il existe deux types de fibres: les fibres naturelles et les fibres chimiques. Les fibres naturelles sont issues de matières organiques végétales (coton, lin, chanvre, ortie,...) ou animales (laine, cashmere, soie). Le choix d'une fibre naturelle durable portera principalement sur le mode de culture (non-irrigué pour le coton, biologique et sans OGM, élevage biologique dans le respect de l'animal), la provenance et, pour les fibres animales, le prétraitement.

Les fibres chimiques sont issues du pétrol, de la biomasse (principelement le maïs) ou de la transformation de la cellulose ou des protéïnes des plantes. Les fibres textiles obtenues à partir du polyester représentent près des 3/4 des fibres synthétiques utilisées par l'habillement. On estime qu'il faut environ 1,5kg de pétrole pour fabriquer 1kg de polyester. L'utilisation de fibres de polyester recyclé permettent d'économiser près de 2,29kg éqCO2 par tonne de fibre ou l'équivalent 18km en voiture.
Les pratiques durables portent donc sur l'utilisation de fibres issues de matériaux recyclés, le traitement des eaux et l'absence de substances néfastes pour la santé et l'environnment.

Le choix d'une étoffe éco-conçue devra tenir compte de bonnes pratiques lors de la fabrication mais également lors du prétraitement, de la teinture et de la finition. Obtenez plus d'information en contactant les conseillers (contact).
Il existe encore en Belgique, deux producteurs d'étoffes UTEXBEL et LIBECO. Tout deux certifiés.
Ils existent de nombreux labels dans le secteur textile. Un guide est disponible ici. Le référentiel Global organic Textile Standart (GOTS) est une référence en matière de textile fabriqué à partir de fibre biologique. Il requiert également des critères sociaux. Une base de données des fournisseurs proposant des étoffes a base de fibres biologiques est disponibles sur leur site.
 

FABRICATION


Vu l'impact des matières premières, le gaspillage est une abération économique et environnementale. Dès lors, il faut être particulièrement vigilant à éviter ou valoriser les chutes lors de la fabrication du produit textile (vêtements ou autres). Plusieurs pistes pour intégrer cette vigilance :

  • Conception et design assisté par ordinateur
  • Publication assistée par ordinateur
  • Penser une collection qui valorise les chutes en accessoires ou autres
  • S'assurer de la valorisation des chutes via un partenaire (Contactez la Cellule pour trouver un partneaire)

Choisir un atelier de confection belge ou dans les pays limitrophes permet de s'assurer du respect des conditions environnementales et ethiques. L'atelier Mulueris à Bruxelles en est un exemple.
 

EMBALLAGE ET TRANSPORT


Eco-concevoir un produit pour ensuite le suremballer ne serait pas cohérent. Pourquoi ne pas :

  • Valoriser les chutes du produit textile en emballage
  • Concevoir des emballages multifonctions
  • Demander à vos fournisseurs d'utiliser des emballages réutilisables

Si le transport international est indispensable, il est préférable d'utiliser le fret maritime. Selon les chiffres de l'ADEME, un tanker transocéanique consomme 178 fois moins d'énergie non renouvelable, produit 190 fois moins de kg éq CO2 (effet de serre) et 30 fois moins de kg éq SO2 (acidification) que le fret aérien international pour le transport d'une tonne de marchandise sur 100km.
Pour la distribution locale, plusieurs alternatives existent sur Bruxelles: les livreurs à vélo ou cyclocargo et les livreurs roulant au gaz naturel compressé.
 

UTILISATION


Bien que le designer ou le revendeur n'ait que très peu de prise sur l'utilisation du vêtement, une information et une sensibilisation du client sur les defis environnementaux, l'entretien,... peut jouer un rôle majeur. Il peut également être intéressant d'offrir un service de réparation ou de repenser la manière dont le service d'habillement est offert. C'est ce qu'a fait l'entreprise bruxelloise TALE ME en proposant la location de vêtements "100% belges" pour enfant de 0 à 4 ans. Elle a ainsi pu reconstruire la filière et s'assurer de la qualité technique, sociale et environnementale des vêtements qu'elle propose.
 

FIN DE VIE


Comme pour l'utilisation, le designer ou le distributeur est rarement en charge de la fin de vie du produit. A nouveau, la sensibilisation et l'information du client sont cruciales.
Mais il est également intéressant de réfléchir en amont à rendre la fin de vie la plus de durable en proposant par exemple un design réparable, utilisant des fibres recyclables. En revoyant son mode de commercialisation, on peut également faciliter la récupération ; soit par le concepteur ou le distributeur, soit par un partenaire qui se chargera de la valoriser.