CONNEXION/INSCRIPTION Le label 'Entreprise écodynamique'
Eco-Concevoir pour mieux vous développer. Un accompagnement innovant pour les indépendants et les PME
 

Utilisateurs: minimiser l'impact des sites web/logiciels/applications

Enjeux:

  • Diminuer la consommation énergétique du matériel IT
  • Augmenter la performance des sites, logiciels et applications (gain en temps)
  • Développer des outils qui répondent parfaitement aux besoins des utilisateurs
  • Prolonger la durée de vie des outils développés

Sans entrer ici dans des considérations trop techniques, il faut savoir que porter attention à quelques bonnes pratiques lors du développement de sites internet, logiciels et applications peut avoir des répercussions importantes sur leur efficacité et leur consommation énergétique. Ces pratiques sont
souvent corrélées à une amélioration de l’efficacité du site ou de l’application. Tout développeur est capable de les mettre en oeuvre mais il se focalise logiquement sur le respect du cahier des charges. Celui-ci peut donc être adapté afin de permettre aux développeurs de réaliser des outils performants.
Si l’on considère les logiciels de manière générale, 45% des fonctionnalités demandées par les utilisateurs ne sont jamais utilisées. De celles utilisées, 10 à 50% sont redondantes et en moyenne 25% des applications ne sont plus utilisées depuis trois ans. Il advient donc de définir quels sont les besoins réels et quelles sont les fonctions à mettre en oeuvre. Une fois les fonctionnalités répondant aux besoins définies, il est possible d’intégrer dans le cahier
des charges des bonnes pratiques en green IT qui permettront par la suite de compléter efficacement l’outil réalisé. Celles-ci sont réparties ci-dessous en fonction de l’outil demandé : site internet ou logiciel (application).

SITE INTERNET

AGIR DÈS LA CONCEPTION DU SITE

La meilleure manière de réaliser un site internet performant est d’agir dès sa conception lors des choix techniques tels que l’architecture
à mettre en place, la plate-forme et le langage de programmation. La qualité de ces choix peut faire partie des critères d’évaluation dans le cahier des charges. Ceux-ci peuvent s’exprimer comme étant la capacité des solutions proposées à :

  • Utiliser des environnements peu gourmands en ressources. A titre d’exemple, en recompilant son application PHP en C++ à l’aide du logiciel HHVM, un réseau social célèbre a divisé par 2 le nombre de serveurs nécessaires à son fonctionnement.
  • Utiliser au maximum les ressources existantes.
  • Définir des solutions durables dans le temps en préférant des architectures modulables et des technologies pérennes.

Voici les points importants à prendre en compte:

  • Favoriser un design simple, sobre, épuré et adapté au web.
  • Choisir les technologies les plus adaptées (site statique, site généré, site dynamique développé sur mesure, site dynamique développé sur mesure avec un framework, site dynamique développé avec un CMS)
  • Favoriser les pages statiques.
  • Utiliser certains forks applicatifs orientés « performance ». Un fork a la particularité d’être un projet informatique ayant une racine commune avec un ou plusieurs projets.
  • Créer un site « responsive », c’est-à-dire capable de fonctionner correctement sur tous les TIC (ordinateurs, tablettes et smartphones de n’importe quelle marque) notamment en termes de résolutions d’écran et de navigateurs.

AGIR SUR LE CONTENU DU SITE

Le poids moyen des pages web augmente chaque année. Le graphique ci-dessous montre que les images représentent pas moins de 60% du poids d’un site moyen ! IL EST DONC PERTINENT DE PENSER EFFICIENCE POUR LES DIFFÉRENTES COMPOSANTES DES PAGES WEB.

  1. POLICE
    Il est préférable d’utiliser des polices standards, car elles sont déjà présentes sur l’ordinateur de l’internaute, qui n’a donc pas besoin de les télécharger. On économise ainsi de la bande passante, tout en accélérant l’affichage du site. Dans la mesure du possible, privilégier des polices de caractères comme Courrier New,Georgia, Arial, Comic, Impact, Tahoma, Trebuchet MS, Times New Roman, Verdana et Segoe UL.
     
  2. DOCUMENT
    Un document au format DOC pesant 7,8 Mo ne pèse plus que 5,5 Mo une fois compressé, soit un gain de 30%. Il est donc suggéré de compresser tous les documents pouvant être téléchargés depuis une page web sauf si la compression n’apporte pas de gain évident comme dans le cas de certains PDF optimisés pour le Web.
     
  3. ANIMATION
    Bien que le sujet soit controversé, il semble préférable d’utiliser HTML avec JavaScript plutôt que Flash pour animer les éléments d’une page. Même si la performance pure du couple HTML/JavaScript est moins bonne, elle demeure suffisante dans de nombreux cas et ne nécessite pas l’installation d’un plug-in.
     
  4. LES IMAGES SUR LE WEB
    Les images sont non seulement le contenu le plus volumineux, mais également l’élément le plus présent : 54% du contenu d’un site moyen est composé d’images. La simple optimisation et compression des images peut significativement diminuer le poids d’une page web. Il est conseillé d’optimiser les images au bon format en dehors du site pour être certain d’en diminuer sa taille. Une des techniques consiste à rendre flou le fond ou les sections de l’image n’ayant pas d’importance. Un logo, au contraire d’une image, est un objet graphique, qui symbolise une entreprise ou une organisation et il est généralement repris de nombreuse fois sur différents supports. Il est donc important de l’optimiser. De plus petite taille que les images, il peut être sauvé en PNG ou GIF. Toutefois, PNG a un meilleur algorithme de compression et plus particulièrement pour les images de couleurs mattes qui sont 10 à 30% plus petites qu’en GIF. Pour aller encore plus loin, il est possible de demander à votre développeur d’optimiser le texte graphique du logo pour le transformer en texte formaté CSS. A titre d’exemple, l’équipe du Green Software Engineering, a appliqué ces techniques à divers logos. Elles ont permis d’atteindre un volume de réduction allant jusqu’à 96% de la taille du logo, passant de 16.959 bytes à 604 bytes.
     
  5. PUBLIER UNE VIDÉO SUR LE WEB
    Les fichiers multimédias, comme les vidéos, représentent 98.6% des bytes transférés sur internet. L’optimisation des vidéos doit être réalisée en dehors du site web, idéalement lors de la postproduction. Elle consiste principalement à réduire la fréquence d’image et à l’éditer avec des paramètres spécifiques au web. Une vidéo tournée avec une résolution d’affichage de 1680x1050 (pixels) d’une durée de 15 secondes pèse en général 49 Mo. Optimisée pour une résolution égale ou supérieure à 1024x720 en MPEG 4/H.264/ACC, elle ne pèse plus que 3Mo et 1.2 Mo pour une résolution égale ou supérieure à 480x320 dans les mêmes formats. Les fichiers audio peuvent également être volumineux et il est possible d’en optimiser le poids sous un format mp3 par exemple.

OUTIL D’ÉVALUATION

EcoIndex.fr (www.ecoindex.fr) est un outil communautaire (www.ecoindex.fr/apropos/), gratuit et transparent qui, pour une URL donnée, permet d'évaluer :

- sa performance environnementale absolue à l'aide d'un score sur 100 (higher is better) ;

- sa performance environnementale relative à l'aide d'une note de A à G ;

- l'empreinte technique de la page (poids, complexité, etc.) ;

- l'empreinte environnementale associée (gaz à effet de serre et eau).

L'objectif d'EcoIndex est d'aider le plus grand nombre à prendre conscience de l'impact environnemental de l'internet et de proposer des solutions concrètes pour réduire cet impact. EcoIndex vous propose donc une analyse automatique de premier niveau pour vous aider à identifier rapidement et gratuitement des sites web / services en ligne à ausculter en priorité.

AMÉLIORER L’ACCESSIBILITÉ WEB D’UN SITE

Aujourd’hui, une bonne accessibilité web doit également prendre en compte les personnes ayant un matériel informatique plus ancien. En effet, certaines évolutions de version peuvent provoquer l’obsolescence du matériel, et ceux qui voudraient y résister y seront malheureusement contraints car les
fournisseurs arrêtent le support de l’ancienne version. Aucune entreprise n’accepterait de continuer à utiliser une application qui n’est plus supportée.
A titre d’exemple, une personne utilisant aujourd’hui un ordinateur âgé de 10 ans, sous Windows 2000 avec 768 Mo de mémoire vive, ne sait plus réserver un ticket de train en ligne car l’ordinateur rame trop et ce bien que possédant des versions de navigateur web assez récentes.

LOGICIEL OU APPLICATION

Pour créer une application ou un logiciel performant, il faut orienter les développeurs dans la bonne direction dès la rédaction du cahier des charges et se poser les bonnes questions :

  • Quelles fonctions sont nécessaires pour répondre aux besoins ?
  • Est-ce qu’il n’est pas possible d’intégrer les nouvelles fonctionnalités nécessaires dans un processus existant ?
  • Est-ce que de nouvelles fonctionnalités sont susceptibles de se rajouter par la suite ? Mieux vaut déjà les mentionner pour anticiper les développements futurs.
  • Est-ce qu’il faut privilégier une architecture modulaire qui permet un enrichissement fonctionnel sélectif, via des greffons par exemple ?

Quelques bonnes pratiques à proposer aux développeurs:

  • Réutiliser au maximum les ressources existantes (pas de redondance).
  • Optimiser l’usage de nouvelles ressources.
  • Favoriser des choix durables (éviter ce qui est inconnu de la majorité des développeurs ou qui n’est plus recommandé car en fin de vie).
  • Penser aux mises à jour et maintenance évolutive.
  • Si un ou plusieurs référentiels sont nécessaires, choisir ce qui est plus adapté et vérifier les mises à jour
  • Demander à l’éditeur de s’engager sur une durée de fonctionnement de son logiciel pour une configuration technique donnée.