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C’est en 1970 que débute la volonté d’intégrer l’environnement dans le développement de produits. L’objectif est à ce moment de réduire la quantité de déchets solides qui tendaient à remplir les sites d’enfouissements. S’en suivent des recherches au Etats-Unis s’intéressant à des démarches incluant de multiples impacts environnementaux. A l’époque les résultats démontrent que le bénéfice environnemental est obtenu en minimisant cinq critères (l’énergie, la matière, les déchets solides, les rejets dans l’eau et les rejets dans l’air) durant l’élaboration d’un produit ou d’un service.

En 1979, des industriels américains créent la SETAC (Society of Environmental Toxicology and Chemistry), avec l’objectif de développer et de promouvoir les outils permettant d’évaluer les impacts environnementaux d’une technique ou d’une activité. Durant les années 1980, on intègre dans les analyses d’impact les matériaux, l’énergie, les déchets solides, les rejets dans l’eau et dans l’air pour obtenir une vision de plus en plus complète des impacts générés par des produits ou des systèmes. Toutes ces analyses que l’on nomme : « éco profil », « écobilan », « analyse du berceau à la tombe » sont peu à peu regroupées sous l’appellation Analyse de Cycle de Vie (ACV) (« Life-Cycle Analysis » (LCA)). Ce type d’analyse percole très vite en Europe.

Debut des années 90, la SETAC défini les parties constituantes des ACV qui lui permettront d’établir des bases de données, ces parties sont l’inventaire, l’analyse d’impact et la recherche d’améliorations.
Aujourd’hui avec plus de 50 logiciels permettant de la réaliser des ACV à partir de différentes bases de données, l’ACV est devenue l’outil ultime en matière d’analyse de produit du point de vue environnemental. L’International Organization for Standardization (ISO) encadre aujourd’hui la procédure ACV dans le cadre des normes environnementales ISO 14 000 (voir la série ISO 14 040, 1997).

Néanmoins, la préoccupation principale des entreprises demeure le critère économique; l’intégration des questions environnementales se fait alors de plus en plus par l’éco-efficience (« éco » désignant à la fois les caractères économiques et écologiques).
L’éco-efficience est une mesure relative qui consiste à mettre en relation la performance économique et la performance environnementale d’un produit ou d’un service. Au niveau environnemental, l’éco-efficience consiste à diminuer l’utilisation des ressources naturelles et à réduire l’émission de rejets dans l’environnement. Le but de la démarche n’est pas de produire moins, mais de produire mieux en réduisant les impacts sur l’environnement tout en conservant la qualité intrinsèque du produit voire en l’améliorant.

L’éco-efficience est déterminée par plusieurs démarches de gestion :

  1. L’implantation d’un système de management environnemental
  2. L’intégration de la pensée cycle de vie dans la gestion
  3. L’éco-conception
  4. Une gestion de la chaîne d’approvisionnement

Le système de management environnemental permet la gestion et le suivi de l’amélioration environnementale continue de l’entreprise au niveau de ses pratiques organisationnelles (gestion de l’eau, de l’énergie, de l’éclairage, tri des déchets, …). Cette entité fixe les objectifs de réduction des impacts environnementaux de l’entreprise et assure le suivi en ce qui concerne l’atteinte ou non de ces objectifs L’intégration de la pensée cycle de vie permet d’avoir une vision plus large de l’ensemble des activités nécessaires à l’élaboration des produits et services, ce qui favorise une meilleure compréhension des relations entre ces activités. On sort ainsi de l’approche « site » du management environnemental. L’éco-conception permet pour sa part d’intégrer les aspects environnementaux dès la conception des produits. Enfin, avec une meilleure gestion de la chaîne d’approvisionnement, l’entreprise devrait pouvoir s’assurer que les fournisseurs qui collaborent avec elle intègrent aussi les aspects environnementaux.

 

Source : Pôle d’écoconception et management de cycle de vie et Institut de Développement des Produits (IDP), L'éco-conception : quels retours économique pour l'entreprise ?, étude, 2008.