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Fiscalité et Financement : quel avenir ?

La prise en compte de la durabilité impose un certain tournant au modèle économique classique. Quelles perspectives attendre en matière de fiscalité et de financement ? Éléments de réponses avec Éric De Keulenner : Économiste et professeur à Solvay.



Quelle vision avez-vous de la fiscalité belge en matière de durabilité ?

En Belgique, la fiscalité environnementale est très voire trop faible. La prudence des fédérations professionnelles sur la question n’invite pas le politique à faire évoluer la situation. Ce qui peut être dangereux, en raison d’une part des prévisions alarmantes sur le climat, et d’autre part à cause du retard en la matière par rapport à nos voisins européens, Allemagne et pays scandinaves en tête. Si l’Europe emboîte le pas au niveau de sa réglementation, les conséquences pourraient être négatives pour les entreprises belges, mal préparées et victimes de nouvelles taxes sur les produits et comportements encore trop polluants.

Quelles solutions apporter à ce problème ?

Plutôt que d’attendre le couperet, il va dans l’intérêt des TPE et PME de soutenir l’importance de cette problématique auprès de leurs fédérations professionnelles pour que in fine les pouvoirs publics belges établissent une fiscalité environnementale moins brutale et plus équilibrée.

Cette évolution amènerait-elle des changements au niveau des octrois bancaires ?

Les banques et autres organismes de financement s’ouvrent progressivement au sujet. Certes, la maîtrise du plan financier reste encore un des principes fondamentaux pour obtenir un financement, mais on peut envisager que la crédibilité de l’entreprise devra bientôt aussi se renforcer sur le plan de la durabilité pour satisfaire les organismes prêteurs.

Quels outils suggéreriez-vous dès lors aux entreprises pour renforcer cette « crédibilité » auprès des banques ?

Il faut clairement envisager d’opérer une comptabilité non financière. Ce, en intégrant des critères qualitatifs qui permettent de soutenir un risque réduit pour l’activité tout en permettant d’évaluer sa création de valeur au-delà de la simple rentabilité financière. On peut prendre par exemple le caractère local de l’activité, qui apporte une plus-value économique au territoire. Le savoir-faire est également important, tout comme l’image de marque, la fixation d’une stratégie long-terme et bien sûr la réduction de l’impact sur l’environnement.


www.dekeuleneer.com


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